Juillet 2022 - La Lettre d’Amélie n°14 :
CHAMPAGNE-ARDENNE

La musique de la région pour accompagner votre lecture :



Lundi 18 juillet 2022

Cher ami voyageur,

Champagne ! Ainsi serait-on tentés d’accueillir cette région, par acclamation. C’est aussi ainsi qu’en l'été 2015, l’UNESCO inscrivait coteaux, maisons et caves de Champagne au Patrimoine mondial. Une reconnaissance ultime pour la région tant « l’image symbolique unique au monde du champagne en tant que symbole de l’art de vivre à la française, de la célébration, de la réconciliation et de la victoire » est porteuse de rêve et de projections, d’envie de buller sans doute autant que de découvrir le monde fascinant de ce vin pétillant.

La Champagne, je me faisais une joie indicible de la découvrir car – pour confidence - mon prénom, je le dois à l’attente que j’offrais à mes parents à me présenter au monde avec trois semaines de retard tandis qu’une caisse de Champagne rosé Laurent-Perrier attendait patiemment dans la chambre de la clinique. Si l’inspiration leur manquait, le nom les inspira : « si c’est un garçon, ce sera Laurent… une fille, Laurence. »  

Sur une terre qui rassemble avec une telle emphase, quel plus bel écrin pouvait offrir à Musette la joie de partager à Amélie son admiration pour l’art gothique ? Peut-être d’ailleurs qu’emportée par autant d’enthousiasme, elle en oublia quelque peu les Ardennes… tableau composé de vallées traversées par des rivières comme la Meuse et la Chiers, franco-belgo-luxembourgeoise, qui là-bas porte le nom de Kor.

Séance de rattrapage : je vous embarque ce jour en Champagne-Ardenne ! En bulle de savon ?

Embarquement immédiat, en compagnie d'Olivia Colboc !


Photo : Eva Bigeard

La musique d’Amélie, propice au voyage, nous vous la partageons en outre avec émotion : http://www.voyageinterieur-enfrance.com/#musique


EXTRAIT du voyage en Champagne-Ardenne, à la découverte de l’art gothique

“Avant de reprendre son envol pour aller découvrir tout près l’église Notre-Dame de L’Épine, la bulle frôla sur son flanc nord la cathédrale Saint-Étienne, offrant au regard d’Amélie la luminosité à peine soutenable des vitraux de sa rosace, qui semblait avoir ponctué d’émeraudes ses scènes de l’enfance de Jésus et du Jugement dernier. Après cette mise en bouche, L’Épine fit l’objet d’un cours magistral sur l’art gothique. Le plus surprenant fut tout d’abord de voir cette église flamboyante, imposante comme une cathédrale, se dresser au milieu de la plaine champenoise, au bout de la petite rue d’un village minuscule.
— Quelle foi pour construire une église pareille ! s’exclama Musette.
L’heure n’était pas aux murmures discrets qui s’accordaient parfaitement au roman. Le gothique invitait la fée à chanter ses louanges sur ce lieu de pèlerinage.
— Amélie, apprécie ces formidables gargouilles pleines de vie, ces flèches ciselées dans la pierre, cet élan vertical !
La fée, visiblement émue par tant de magnificence, s’exprimait avec emphase.
— Tu te souviens de ce que je t’ai dit à propos de l’art roman ? poursuivit-elle.
— L’art roman est l’expression parfaite de la spiritualité intérieure, répéta Amélie.
— Fort bien retenu ! acquiesça la fée. Eh bien, vois-tu, l’art gothique, qui lui succède, lui est tout opposé. Il ne s’adresse pas à l’âme, au cœur, à la profondeur de l’être humain, mais exprime bien plutôt la splendeur de Jésus-Christ, roi des Juifs sur terre. C’est la venue du Messie, qu’on glorifie par une architecture toute de lumière, qui tire parti des contreforts et des arcs-boutants que voilà pour alléger la structure interne du monument. À tel point qu’il prend de la hauteur comme s’il s’élançait vers le ciel. Les voûtes se font aériennes, inondées de lumière, d’une lumière qui vient percer dans la rosace et les vitraux pour rayonner en l’église. On touche là à une esthétique si éloignée de l’échelle humaine, comprends-tu ? Le gothique, c’est Dieu transcendant, Jésus transfiguré ! releva Musette. Jésus comme modèle pour l’Humanité, comme voie que montre Marie dans les icônes en tendant son fils devant elle. Ce n’est plus Dieu au plus profond de ton cœur, c’est Dieu et particulièrement son fils comme guide spirituel, comme modèle de vie dans l’amour et l’humilité. La route du champagne En apprendre un peu plus sur ce vin de fête.

  À une quarantaine de kilomètres à l’ouest de L’Épine, Épernay forme un des angles du « Triangle sacré », qui compose une géographie pétillante, festive. Au cœur du vignoble, traversée par l’avenue de Champagne, Épernay voit courir dans son sous-sol de craie des kilomètres de galeries, creusées pour y laisser reposer des millions de bouteilles étiquetées Moët & Chandon, de Castellane ou Mercier. Amélie survola la capitale du champagne avant de poursuivre, par un heureux hasard, vers le nord, vers Reims, en passant par de nombreux villages champenois tels Hautvillers, Ay, Tours-sur-Marne, berceau du champagne Laurent-Perrier, Bouzy, Vaudemange et bien d’autres. Toisant la vallée de la Marne, Hautvillers jouissait d’une vue panoramique sur les différents terroirs de Champagne. Cet air hautain cependant, le village, paré d’enseignes en fer forgé, ne l’avait-il pas mérité, lui qui avait vu se produire le miracle du champagne ?
Si Saint Nivard, qui y fonda une abbaye au XIIe siècle, eut une vision prophétique qui l’amena précisément à établir sur cette montagne un nouveau monastère, que dire de Dom Pérignon, cellérier de l’abbaye quelques siècles plus tard, et qui, mélangeant des crus au mieux pour des vins de messe alliant bouquet et finesse, trouva le secret de développer sa mousse et de lui conserver une limpidité inconnue jusque-là. Pour ce faire, on lui devait l’utilisation astucieuse de bouteilles résistant à la pression et le fameux bouchon de liège.”


Prêt.e à vous envoler ?

De cette terre entre vignes et coteaux, qui a récemment fusionné avec l'Alsace et la Lorraine pour former la nouvelle région Grand Est, je me réjouis de vous partager quelques belles adresses ; de celles qu’on énonce avec le cœur, du bout des lèvres, dans un chuchotement, presque comme un secret… au gré de petites routes à emprunter au cœur du vignoble champenois. Faire une halte chez des producteurs récoltants, c’est une façon de savourer la Champagne en son âme.

Parce que les Ardennes sont un territoire méconnu, voici une visite en mode confidentiel : c’est ainsi que nombre d’hôtes que nous accueillons en notre écolodge repartent, avec le sentiment d’avoir découvert une cachette et bien souvent nous livrent en guise d’au revoir : « votre lieu, on saura le partager ». 
J’espère aussi savoir ici vous partager au mieux ces lieux chers à mon cœur.

Ces lieux, ces belles adresses reposent sur 3 piliers :

-  le goût de l’Art, le sens de la poésie, laissant éclore la créativité,

-  le goût de la Nature, une certaine gourmandise des bonnes choses, toujours dans le respect du vivant,

-  une attente de bien-vivre, avec à la clé des expériences singulières dont on appréciera le goût de l’exclusivité, du presque secret, sur le ton de la confidence.

            A quoi j’ajouterai une irrésistible envie de vous faire prendre de l’altitude, pour vous propulser à hauteur de bulle, dans le bleu du ciel.

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Troyes fut la première incursion d’Amélie en pays de Champagne. Elle devait lui réserver un patrimoine de maisons à colombages, aux couleurs franches, datant du Moyen Age et de la Renaissance. Au détour des rues pavées, levez donc le nez vers les hôtels particuliers, aux blasons de familles nobles. J'en garde un souvenir émerveillé par cette façade de la Maison de Rhodes, hôtel de charme qui pourrait bien me donner envie de remettre le cap sur Troyes. J’en profiterai cette fois pour faire un tour au palais épiscopal qui abrite le musée d’art moderne de la ville. Un magnifique écrin du XVIe siècle pour 3 500 œuvres diverses, signées Bonnard, Braque, Rodin… Jusqu’en octobre de cette année 2022, l’exposition Un jardin de peintres invite à découvrir Amélie Cossard, issue d’une grande dynastie de peintres troyens et reconnue pour représenter les merveilles de la nature, dans le goût des planches des botanistes du XVIIIe siècle.

A une petite demi-heure de route de Troyes, embarqueriez-vous à présent pour le « Bayou Champenois » ? Découvrir les charmes de la Louisiane et du Mississippi sans traverser l'océan, voici le programme, à bord, non d’une bulle de savon mais d’un kayak, en l’aimable compagnie du guide nature Maximilien. Ici et là, des arbres aux racines immergées, qui offrent refuge à une multitude d'animaux, plantent le décor d’une sortie axée sur la préservation de la biodiversité. Contact : Maximilien MAIRE – Tel : 06 86 46 68 71 – Email : m_maire@live.fr

Si vous souhaitez conjuguer les plaisirs gourmands, alliez donc la marche explorative à la dégustation… la truffe au champagne. Au cœur d’un domaine viticole et trufficole (en bio et biodynamie), allez donc débusquer le « diamant gris » ! D’octobre à décembre, en matinée, Delphine et son fidèle chien truffier vous invitent à vivre une expérience de recherche de la truffe dans son milieu naturel. Pour une approche par le biais des 5 sens, cliquez ici !

 Parce qu’il n’est rien de tel que la découverte d'un territoire par un local, d’autres possibles sorties vous attendent avec un greeter (hôte en anglais), naturellement bien placé pour vous partager ses secrets, adresses confidentielles et coups de cœur. En Champagne, pas moins de 33 greeters proposent bénévolement leurs services, le temps d’une promenade dans les vignes ou d’une immersion dans un village champenois. Secrets d’histoire, Architecture et patrimoine, Nature… prenez donc contact suivant leurs connaissances et vos intérêts. Ils seront vos éclaireurs, en fiers ambassadeurs de leur territoire.  

Ayant de tous temps aimé les surfaces liquides, je ne pouvais manquer le lac du Der-Chantecocq, plus grand lac artificiel d'Europe, qui doit son nom à la fois au pays du Der, région naturelle où il est implanté, et au village de Chantecoq qui fut détruit avec ceux de Champaubert-aux-Bois et Nuisement-aux-Bois lors des travaux de réalisation du lac dans les années 1960-70. Il est connu par les naturalistes en tant que couloir de migrations des grues cendrées. Deux-cent mille à trois-cent cinquante mille d'entre elles y transitent chaque année. Vingt à trente mille hivernent sur les rives du lac. Venir les observer à l’occasion du Festival international de la photo animalière et de nature – qui débute chaque 3e jeudi de novembre - c’est se donner l’occasion de conjuguer les plaisirs. Bien plus qu’un festival, un joli moment de rencontre animalière.

Le Lac du Der-Chantecocq figure en outre parmi les « Grands lacs de Seine », créés avec pour vocation de protéger l'Île-de-France des crues de la Seine et de ses affluents au printemps, et d'alimenter la région parisienne en eau en été. Ces réservoirs ont donné naissance à un vaste espace naturel où l’eau, la terre et la forêt se sont alliés pour donner vie à un territoire singulier : le Parc naturel régional de la Forêt d’Orient.

En période de navigation sur le lac Amance, qui souhaiterait profiter d'une activité rare peut imaginer s’envoler au-dessus des nuages pour venir se poser parmi les bateaux… puis naviguer aux côtés des jet-skis avant de quitter la surface de l'eau en vue de reprendre un peu de hauteur. Des sensations uniques pour contacter l’énergie de l’Eau et de l’Air… en hydro-ULM.  

Assurément, parcourir la Champagne fait pétiller les yeux et le cœur, plus encore lorsqu’on prend le temps de vivre en hôte l’une de ces adresses de charme nichées au beau milieu des vignes, au gré de visites de maisons de champagne réputées et de caves prestigieuses (Taittinger dans les cryptes de l’ancienne abbaye St Nicaise, Ruinart dans les crayères de Reims)…

Le Château de Sacy, c’est l’une des adresses du petit groupe d’hôtels de charme Millésime. Avec pour noms Nuit de Miel, Madame de Pompadour, Valse pétillante, Marie-Antoinette, ses 12 suites racontent tour à tour l’histoire de femmes d’exception, de la France et du champagne… avec élégance. Spa, restaurant bistronomique et terrasses ouvrant grand sur les vignes finissent d’enivrer de bien-être.  

Le Domaine du Chalet, c’est tout l’esprit d’une grande maison de famille champenoise édifiée en 1860 à Chigny les Roses. Nichée dans un parc peuplé d’arbres centenaires, cette demeure historique invite à une véritable parenthèse au cœur des Grands et Premiers Crus du vignoble Palmer & Co.  

Le Royal Champagne, autre adresse d’exception au passé de relais de poste où les rois de France s’arrêtaient en route pour leur couronnement à Reims, figure aujourd’hui parmi les plus beaux resorts d’Europe.  

Vous aimez les adresses plus intimistes ? Nul doute que vous succomberez alors au charme du 25 bis. Seulement 5 chambres à la décoration sobre et élégante, typique de l’art de vivre à la française. Un salon, une cour qui sert de terrasse aux beaux jours et un parc cultivent l’atmosphère d’autrefois en trouvant un équilibre entre mobilier d’époque et pièces design signées Ercol ou Carl Hansen & Søn. Cette ancienne demeure d’un négociant en vin de champagne du XVIIIe siècle, c’est la maison de champagne Leclerc Briant qui l’a entièrement rénovée pour en faire sa maison d’hôtes.

Reims, vous n’aurez guère le temps de vous y ennuyer ! Des vestiges gallo-romains de la Porte de Mars à la basilique Saint-Rémi… du Palais du Tau, résidence royale du temps du sacre des rois de France à Reims, à la basilique byzantine Sainte-Clotilde… de la bibliothèque Carnegie, joyau de l'Art déco, à la fantasque chapelle conçue par le peintre japonais Foujita... il est de nombreux regards à porter sur cette ville, peut-être en présence d’un greeter.

Vous souvenez-vous (page 294) ? « Les Ardennes étaient une terre de légendes où chaque pierre recelait une histoire ». Quelle autre histoire que celle de Roger la Honte vous laisserez-vous conter ? 

Au pays d’Arthur Rimbaud, il semble légitime de vouloir s’y aventurer en mode « bohème » en voyageant en douceur en compagnie des chevaux… au Rythme d’Arduinna pour une expérience itinérante à travers la nature et les villages ardennais. Perspective d’un passionnant périple en roulotte, tirée par des chevaux de trait ardennais. En mode Slow, c’est là un voyage de 10 à 15 km par jour, sur 2 à 3 heures de temps qui vous attend ; chaque arrêt procurant l’occasion de découvrir paysages naturels ou sites historiques, notamment l’ancien Relais de Postes aux chevaux de Lanois-sur-Vence classé au patrimoine historique français. Deux, trois nuits ? Ca vous tente ?

Adepte du Voyage, nul doute qu’Arthur Rimbaud l’était, qui, s’il vadrouilla beaucoup (Paris, Londres, Éthiopie…), n’en est pas moins toujours revenu à Charleville-Mézières. Il faut dire que le jeune homme « aux semelles de vent » y était particulièrement attaché, à cette ville née de la communion de deux cités jumelles, l’une médiévale, l’autre Renaissance, reliées par les méandres de la Meuse et réunies sous une même bannière en 1966. La place Ducale, l’une des plus belles places baroques du nord-est de France, se veut être la sœur jumelle de la place des Vosges à Paris, rien de moins. Un joyau architectural qui comporte vingt-six pavillons assis sur une belle galerie d’arcades, classé Monument Historique en 1946. Un parcours ponctué d’œuvres d’art et des lieux fréquentés par le poète durant son enfance et son adolescence est une bonne entrée en matière, pour mieux comprendre son histoire… de la Maison des Ailleurs où le jeune Arthur a vécu de ses 15 ans à ses 21 ans… à l’Institution Rossat où il reçut de nombreux prix et nominations. Un musée, qui a pris place dans un ancien moulin sur les bords de la Meuse, est en outre consacré à l’illustre poète. Il invite ensuite à une jolie balade le long du cours d’eau. Cœur vibrant des Ardennes, la ville se veut à la fois commerçante, historienne, artiste et fantaisiste avec son Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes.

Toujours en bordure de la Meuse mais perché sur un promontoire : le château fort de Sedan remporte le titre de plus grande forteresse d’origine médiévale d’Europe avec pas moins de 35 000 m² répartis sur sept étages.

Au-delà de Charleville-Mézières, perchées au sommet des collines ou lovées dans les méandres des rivières, des cités de caractère se dévoilent au voyageur qui s'aventure plus loin dans les terres ardennaises. Mouzon et son quartier ancien aux maisons de pierre jaune … plus au nord, les adorables petites villes de Givet et de Hierges, en pierre bleue, mais encore de Haybes-la-jolie - ville martyrisée puis détruite au tout début de la Première Guerre mondiale, avant d’être entièrement reconstruite dans les années 1920 – sont autant d’étapes bucoliques pour un itinéraire alliant culture et charme de la ruralité. Autant d’étapes pour déguster une cuisine canaille s’exprimant à travers des plats mythiques que sont la cacasse à cul nu, les tripes au jambon sec des Ardennes, le boudin blanc de Rethel ou la salade au lard… le tout, arrosé d’une bière ardennaise. Une jolie adresse pour goûter tout cela ?  Aux Crieurs de vin vous ouvre ses portes dans un esprit de bouchon troyen, sans se contenter de tire-bouchonner. Cochon et volailles de Benoit et Amélie, andouillette de Thierry, cochonneries d’Ospital… voici de quoi vous concocter une étape roborative à souhait. Vous rêvez d’une cuisine plus sobre ? Alors filez vers Sainte-Savine, 77 Av. du Général Gallieni… vers cet ancien pressing reconverti par Claire et Hugo en bistrot, épicerie et boulangerie, où ce compagnon pâtissier du devoir et cet ancien tailleur de pierre au service des monuments historiques façonnent à quatre mains cinq pains maison à base de céréales anciennes, entretiennent une serre pour agrumes (cédrat, kalamansi, combava, citron doux…), un potager-verger, et in fine font vivre cette jolie adresse toute en sobriété et en exigence.

Si vous voulez clore votre voyage dans les Ardennes en prenant un peu plus de hauteur encore, apprenez qu’il est possible de survoler le Parc Naturel Régional des Ardennes en montgolfière. Si vous veniez alors à survoler Rocroi, à la frontière avec la Belgique, nul doute que vous reconnaitrez ce village fortifié à sa forme d’étoile.
                      

Ultime coup de cœur dont Amélie n’aura pas fait l’expérience : le biscuit rose de Reims.

Des œufs, du sucre et de la farine… en voici les ingrédients pour une recette inchangée depuis plus de 250 ans. À l’origine, le biscuit rose de Reims est blanc. C’est pour masquer les fines particules noires extraites de la gousse de vanille qui le tachetaient que les pâtissiers ont ajouté en guise de colorant rouge naturel, le carmin, produit à partir de femelles de cochenille.

Pour la petite histoire, c’est dans les années 1690 que le biscuit rose de Reims voit le jour. Soucieux de faire des économies, des boulangers se demandent de quelle façon ils peuvent utiliser la chaleur du four après la cuisson du pain. L’idée fait son chemin. Ils imaginent une pâte spéciale qu’ils peuvent laisser sécher dans le four après une première cuisson. Le BIS-CUIT, qui signifie "cuit deux fois" était né. Il garde pour moi la saveur de l'enfance, trempé dans une coupe de champagne en partage à l'heure des célébrations d'anniversaire. C'est ma « madeleine de Proust » des jours de fête (quelques bulles seulement… les bulles de savon prenaient vite la relève, en vedette). Pour le champagne, la messe est dite : il est dix façons de l’accompagner, suivant cet opus très ciblé, aux Editions de L’Epure. Ainsi soit-il ;-) ! 

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À toutes les étoiles dans le Ciel
Aux bulles de savon de notre enfance
et à toutes les prochaines en partance vers le Ciel. 

Aux notes de musique qui s’égrènent aussi en direction du ciel,
comme celles d’Olivia qui accompagne, au-delà de mes rêves,
la musique des mots, la vibration des régions.

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"Heureux qui comme Ulysse"...

Et si ensemble, nous entreprenions, au cœur de l’été, un beau et courageux Voyage qui mène ultimement aux frontières du profondément humain et de l'ultimement divin... en quête de Paix et de bien-vivre ?

Merveilleuse journée,
Laurence

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