Janvier 2022 - La Lettre d’Amélie n°8 : NORD-PAS-DE-CALAIS

La musique de la région pour accompagner votre lecture :



Lundi 17 janvier 2022

Cher ami voyageur,

Si en 2008, le film « Bienvenue chez les Ch'tis » et le parler ch'ti devaient nous rendre ce Nord-Pas-de-Calais familier, franc et amical, en l’an de grâce 2003, je découvre Bergues et ces terres du Nord de notre chère France lors d’une virée qu’aucun de mes proches ne me jalouse alors.

Emblématique du Nord, le monde de la mine m’embarque pourtant à la découverte d’une époque révolue, m’invitant à tourner quelques pages d’histoire. Dans le grand Nord, en terre de Svalbard, je retrouverai bien des années plus tard cette ambiance froide de la mine, presque lunaire, au cœur d’anciennes enclaves soviétiques. Là encore, des installations à l’abandon, des villes presque fantomatiques, qu’elles se nomment Pyramiden ou Barentsburg, qui, en cela, présentent un attrait touristique. L’Utopie en guise d’accroche, de signal de bienvenue.    

Plus joyeux, plus léger est l’univers des Géants qui participent de l’esprit de la fête autant que d’une approche communautaire de la vie sociale. Une grande surprise pour Amélie comme pour moi. La surprise de découvrir d’autres coutumes dans une région dont on appréhende finalement peu la culture quand on n’y a pas pénétré avec le souhait de la ressentir de l’intérieur. Depuis ces estaminets qui invitent à passer une porte pour plonger au cœur du patrimoine culturel et gastronomique de ce Pays du Nord. De ces lieux qui convient la boisson et le jeu et ne sont pas sans me rappeler ces bons vieux pubs irlandais, des vrais lieux de convivialité et d’une certaine chaleur, légendaire du Nord. Et de fait, ne rentre-t-on pas dans un estaminet comme on rentre chez des amis ?

Dans la bulle de savon, assurément, on rentre aussi comme chez des amis.

Nous y rejoignez-vous ?   


Photo : Eva Bigeard

La musique d’Amélie, propice au voyage, nous vous la partageons en outre avec émotion : http://www.voyageinterieur-enfrance.com/#musique


EXTRAIT du voyage en Nord-Pas-de-Calais

” Alors que Musette expliquait le rôle des estaminets dans la culture nordique, un vacarme assourdissant se fit entendre non loin de Denain. Des révolutionnaires en tenue tricolore tiraient des coups de canon au beau milieu d’une foule bigarrée de Créoles en robes madras et coiffées de boubous, auxquelles se mêlaient des Écossais en kilt, armés, eux, de la traditionnelle cornemuse.

Au milieu de ce joyeux vacarme, la bulle, soudain projetée dans cette atmosphère de fête, flirta avec Pierre Host, dit Pierrot Bimberlot, un géant au visage enfariné et tout vêtu de blanc. À sa hauteur, Amélie le regarda dans les yeux et, avant même de s’être pu laisser intimider, lui lança au visage :

— Qui t’es, toi ?

— Ben, ne me dis pas que tu ne me reconnais pas, lui répondit le géant plein de bonhomie.

— Mon ami Pierrot… se risqua à fredonner la fillette.

— Bien ! Le contraire m’eût étonné.

— Mais que fais-tu là ? C’est pas carnaval, aujourd’hui ! s’exclama la fillette qui attendait des explications.

Pierrot tourna plusieurs fois sur lui-même, bien décidé à faire la fête, quoi qu’en pense Amélie, et, la regardant de nouveau dans les yeux, lui raconta :

— Il y a bien longtemps, cette petite ville du Quesnoy connut une grande renommée. Créée par Baudouin IV, comte de Hainaut, qui y bâtit un château, elle devint une résidence princière, puis, grâce à sa position stratégique qui contrôle les plaines du Cambrésis, la Picardie et la vallée de l’Oise, une grande cité militaire fortifiée comme tu peux le voir. Bénéficiant au xve siècle de l’alliance passée entre les comtes de Hainaut qui règnent en Hollande et les comtes de Flandre devenus ducs de Bourgogne, Le Quesnoy va être hissé au rang de cour, gagnant les faveurs de Marguerite de Bourgogne. Mais, précisément le jour de son mariage avec Guillaume IV de Hainaut, Marguerite de Bourgogne, qui m’avait pris pour bouffon, me chargea d’offrir des bonbons aux Quercitains afin de fêter l’événement. Ce jour-là, il se trouve que j’avais bu un peu trop d’hydromel et je m’étais endormi auprès du chêne, tiens, tout près d’ici, de l’autre côté des bastions. Profitant de mon sommeil, les enfants du Quesnoy m’ont volé mon panier de bonbons. Jusque-là, rien de si grave, mais quand Marguerite a appris la nouvelle, elle m’a fait arrêter et m’a désormais obligé à distribuer chaque année des sucreries à la population. Pour me racheter. J’en ai pris mon parti et je dois dire que, maintenant, j’en ris…

À ces mots, Pierrot éclata d’un rire frais, tout en reprenant son défilé circonscrit dans l’enceinte fortifiée, consolidée de huit bastions posés au milieu de vastes plans d’eau. De la rue Thiers à la rue Fournier, en passant par les rues de Strasbourg, Georges-V et autres rues Baillon et Saint-François, le cortège avançait gaiement et, pris entre rires et chahuts, Pierrot se faisait un devoir et un immense plaisir de jeter des sucreries à la foule. Au bout de la rue Saint-François, il ajouta à l’attention d’Amélie :

— Tiens, c’est dommage, mais le château de Marguerite, sur ta droite, n’est plus qu’une ruine. Tout juste s’il reste une porte et les caves !

Et comme pour se faire pardonner, il lui tendit un caramel. Amélie le remercia d’un sourire. Puis, n’osant le blesser, elle adressa sa question suivante à Musette.

— Pourquoi est-ce qu’il est si grand, ce Pierrot ?

— Pierrot fait partie de la famille des géants, qui font la gloire des villes de Flandre et du Nord de la France. Il s’en trouve jusqu’en Belgique et chacun est chargé de raconter l’histoire de sa ville. Les géants sont même intégrés socialement et toute la communauté se réunit pour célébrer leurs mariages, leurs baptêmes aussi, quand ce n’est pas la naissance de leurs enfants. Il y a peu, l’Islandais de Gravelines, revêtu de son ciré jaune, a dit « oui » pour la vie à la Matelote de Grand-Fort-Philippe.”     

Gravure du Nord-Pas-de-Calais

Prêt.e à vous envoler ?

Le Nord-Pas-de-Calais, pour une amoureuse des pays nordiques, je me surprends à n’avoir pas été appelée plus tôt à prendre la route pour ce Nord-là. Quelles images en avais-je ?
Pour être tout à fait honnête, aucune. Aucun cliché ne polluait alors ma vision de ce territoire, vierge dans mon esprit. En y réfléchissant et en me remémorant mes lectures, j’aurais pu en toute logique projeter visuellement ces terrils autant que ces squelettes d’installations minières. Mais parfois, quand l’esprit ne s’est pas saisi d’une chose, d’une idée, d’un environnement, le « rien » seul est au rendez-vous. C’est donc sur les routes de ce néant que je me dirigeais… jusqu’aux Caps Blanc et Gris-Nez où mon cœur s’emballa. De ces petites routes parcourues jusqu’à la mer, jusqu'aux frontières avec la Belgique, de ces terres presque flamandes, je vous partage avec plaisir quelques belles adresses ; de celles qu’on énonce avec le cœur, du bout des lèvres, dans un chuchotement, presque comme un secret. 

C’est ainsi d’ailleurs que nombre d’hôtes que nous accueillons en notre écolodge repartent, avec le sentiment d’avoir découvert une cachette et bien souvent nous livrent en guise d’au revoir : « votre lieu, on saura le partager ». J’espère aussi savoir ici vous partager au mieux ces lieux chers à mon cœur.

Ces lieux, ces belles adresses reposent sur 3 piliers :

-  le goût de l’Art, le sens de la poésie, laissant éclore la créativité,

-  le goût de la Nature, une certaine gourmandise des bonnes choses, toujours dans le respect du vivant,

-  une attente de bien-vivre, avec à la clé des expériences singulières dont on appréciera le goût de l’exclusivité, du presque secret, sur le ton de la confidence.

            A quoi j’ajouterai une irrésistible envie de vous faire prendre de l’altitude, pour vous propulser à hauteur de bulle, dans le bleu du ciel.

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Comment ne pas avoir envie de démarrer une visite du Nord-Pas-de-Calais par une visite de mine, pour mieux comprendre ce qui a profondément marqué ce territoire ?

      A Lewarde, le Centre Historique Minier installé sur le carreau de l’ancienne fosse Delloye, au cœur du bassin minier, s’impose comme visite particulièrement marquante. Ouvert au public en 1984, il a pour mission de conserver et valoriser la culture minière de cette région en vue de témoigner auprès des générations futures de trois siècles d’activité minière. Ces dernières années, cet espace s’est intelligemment doté d’un centre de culture scientifique de l’énergie, conçu pour répondre au mieux aux préoccupations de notre société en matière d’énergies.

      Après avoir baigné dans l’histoire de la mine, rien de tel que de prendre de la hauteur et d’aller crapahuter un terril. Souvenez-vous, Amélie en a survolé un au-dessus de Denain, parmi ces « pyramides aujourd’hui herbeuses, qui ont été formées par l’amoncellement des déblais de la mine ». On en compte plus de 300 dont 51 inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco. Aménagés en lieux de promenade dominicale et de pratique sportive, certains ont même été classés « Espace naturel sensible », tel le terril n°75 de Pinchonvalles, parmi les plus riches au niveau écologique. On y dénombre plus de deux cents espèces de plantes, oiseaux et batraciens. Partez donc sur la route des Terrils !

      Après l’effort, le réconfort, tout le monde sait cela !! Lille n’est pas bien loin (une petite heure de route à peine) et l’on pourrait alors être tenté.e d’aller s’offrir une pause chez Meert, véritable institution lilloise, pour se régaler de gaufres. Au 27 rue Esquermoise, où sont situés les laboratoires de production de l’enseigne, sont notamment confectionnées depuis 1849 ces célèbres pâtisseries garnies d’une pâte à la vanille de Madagascar. Au fil des mois, au fil de l’eau et de l’inspiration sans doute, sont également créés les EphéMeerts, déclinaisons aux parfums de pistache-griottes, ou encore de rhum-raisin, qui a ma faveur. Il est aussi une Edition limitée Général De Gaulle en souvenir du Général qui en raffolait au point de venir en chercher, petit, en compagnie de sa grand-mère, puis, plus tard, d’envoyer son chauffeur !  Un petit format de gaufres sans doute en mémoire des visites de l'enfant gourmand qu'il fut avant de devenir le grand homme qu'on a retenu.
Un atout de notre époque : pour qui en deviendrait addicte, il est possible désormais de les commander par correspondance. Nul besoin d’un chauffeur !

     Dans cette ancienne région Nord-Pas-de-Calais aujourd’hui inscrite dans les Hauts-de-France, Arras mérite également une visite. Suivant la période de votre passage, vous pourriez y apprécier un marché de Noël moins connu que ceux d’Alsace, mais le plus grand du Nord de la France, dit-on, où l’on retrouve cette ambiance de petits chalets disséminés dans les rues du centre-ville. Au passage, ne manquez pas de saluer Colas, Jacqueline et leur fils Dédé, les géants de la ville installés dans le hall de la mairie. Et puis, sauf à ne pas être tenté.e de prendre de la hauteur, grimpez donc au sommet du Beffroi d’Arras pour profiter pleinement de la vue sur la ville (on grimpe à 75m, par voie d’ascenseur (ou de bulle de savon, au choix 😉 !) avant de terminer par une quarantaine de marche).

     Si la visite de la mine ne vous a pas suffi et qu’il vous vient l’envie d’une piqûre de rappel, voici un lieu que je n’ai pas eu le plaisir de fréquenter mais qui ne me dit que du bien, du côté de Lens. Peut-être le connaissez-vous et aimeriez-vous m’en faire un retour ( ?)  Il s’annonce comme un lieu de souvenir « autour d’une grande aventure humaine de labeur, de partage et d’entraide ». Al’ fosse 7, c’est un musée-restaurant qui professe offrir « une table simple et soignée, dans l’exigence du 100% fait maison à base de produits locaux et de saison ». Mieux vivre ensemble y est la motivation de chaque jour. Qu’espérer de mieux ?  L’occasion de déguster carbonade flamande ou encore le fameux welsh, plat préparé à partir de cheddar fondu et de bière, sur lequel on vient poser un œuf. Traditionnellement servi sur une tranche de pain grillé, il s’accompagne de frites.

     Envie d’une pause artistique ? Profitez-en ! Vous êtes à Lens ! Sur l’ancienne fosse 9 de Lens, la ville, désormais fière de son passé minier et qui en a fait une caractéristique différenciante, s’engage dans sa reconversion. En l’an de grâce 2003, tandis que je parcours la France par les petites routes, ce lieu ne dispense assurément pas la même énergie. De nos jours et depuis 2012, le Louvre-Lens organise chaque année deux grandes expositions d’envergure internationale, mettant en perspective une époque, un artiste, une civilisation ou encore des thèmes transversaux à l’histoire de l’art. Après Pablo Picasso, dont l’exposition est en place jusqu’à la fin de ce mois de janvier 2022, vous y attend (d’avril à juillet 2022) une gigantesque rétrospective sur la civilisation romaine, de sa fondation légendaire en 753 avant J.-C. jusqu’à la chute de l’empire en 476 de notre ère. De ces expositions considérées comme rares hors d’Italie. Suivra, à l’occasion du 200e anniversaire du déchiffrement des hiéroglyphes, une rétrospective ambitieuse sur la civilisation égyptienne (de septembre 2022 à janvier 2023). Ma curiosité de toujours pour l’Egypte antique (à l’origine de ma passion pour le voyage autant que pour la religion, ce qui relie l’Homme au Divin via cette connexion à la Terre et au Ciel) pourrait bien me donner l’impulsion pour reprendre la route du Nord.

     Plus tard dans la journée, envie de pousser la porte d’un estaminet ? Lancé en 2017, le label “Estaminet Flamand©” référencie ces authentiques espaces de vie et de convivialité. « Salon du peuple », l’estaminet date d’une époque où il n’existait pas de lieu de rencontre. Accordé selon des critères précis et après un audit rigoureux, le label récompense les estaminets soucieux de préserver l’authenticité et les traditions ancestrales de la région. 

     Enfin, n’escomptez pas quitter le Nord-Pas-de-Calais sans avoir rejoint la mer pour une balade d’un cap à l’autre. Du cap Blanc-Nez au cap Gris-Nez, vous attend l’une des plus belles balades de la côte, le long du GR 120, entre dunes, plages, landes et falaises, avec par temps clair, la joie d’apercevoir les côtes anglaises et Douvres de l’autre côté. Quelques images du photographe Emmanuel Boitier pour vous mettre en jambes. N’oubliez pas de consulter les horaires des marées pour ne pas vous faire coincer par la marée montante au pied d’une falaise. Une vraie parenthèse nature et un bol d’air propre à enchanter les amateurs de slow-travel… ou de slow-life.
Télécharger la carte : file:///C:/Users/Utilisateur/Downloads/carte-du-sentier-de-randonnee-gr-120.data.pdf

     A moins de préférer le char à voile, inventé de l’autre côté de la frontière, en Belgique, par les frères Dumont à la toute fin du XIXe siècle. A destination des sportifs autant que des vacanciers en mal de sensations fortes, il est praticable toute l’année sur ces longues étendues de sable de Calais à Berck-sur-Mer. L’Eole club de Berck vous y propose une initiation sur 2 heures de temps. Ceux qui pratiquent vous diront que conduire un char à voile est assez simple. Il n’y a que deux commandes principales : la voile (pour aller plus ou moins vite) et la direction. Dès lors, il est aisé d’acquérir une relative autonomie, et une vitesse de 40 à 60 km/heure rendrait vite ivre de plaisir.

     Pour prolonger encore un peu plus cette sensation d’ivresse au cœur des grands espaces, réservez donc une table en situation de front de mer. Face aux côtes anglaises, le restaurant la Sirène vous propose de déguster le homard. Depuis plusieurs générations, la famille Bouloy, actuellement père et filles, vous accueille dans ce merveilleux cadre de la Côte d'Opale.

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Ultime coup de cœur dont Amélie n’aura pas fait l’expérience : la Grenouillère. Une adresse comme un phare, de ce que m'en ont dévoilé certains de nos hôtes. 
Au fil des années et des articles de presse, on a pu retenir l’image des huttes en bois disséminées dans le jardin, celle non moins pittoresque de cette longère qui conjugue forge, fumoir et séchoir à houblon, avant de se prolonger par une salle d’esprit verrière ouverte sur le jardin et les fourneaux… le soir, dit-on, sur le ciel étoilé. On en retiendra sûrement, après y être passé, la cuisine d’Alexandre Gauthier qui vient de réintégrer le classement World’s 50 Best Restaurants ; lequel sélectionne les meilleurs établissements dans le monde entier au terme d’un vote de mille professionnels de tous les pays. Au top de ce guide culinaire, on trouve sept adresses en France, dont la Grenouillère, unique restaurant à l’extérieur de Paris.

Le Guide Michelin ne tarit pas non plus d’éloge, affirmant que « rares sont les chefs qui démontrent une personnalité culinaire aussi affirmée que le chef de la Madelaine-sous-Montreuil, dans le Pas-de-Calais. C’est en ce laboratoire qu'Alexandre Gauthier propose une "cuisine contemporaine de racine française, libérée de ses certitudes et de ses a priori". Véritable alchimiste, il asticote les saveurs au gré d’assiettes tranchantes, autant d’instantanés de créativité, où le produit chante les louanges des saisons. Une cuisine d’art et d’essai ébouriffante, installée dans une ancienne ferme picarde au luxe sauvage. » Vous tenez là une ultime bonne raison de mettre le cap sur le Nord.

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À toutes les étoiles dans le Ciel

Aux bulles de savon de notre enfance
et à toutes les prochaines en partance vers le Ciel, tout particulièrement symboliques en cette nouvelle année de la grandeur et de la vivacité de nos désirs les plus chers, de nos rêves les plus grands.

Aux notes de musique qui s’égrènent aussi en direction du ciel,
comme celles d’Olivia qui accompagne, au-delà de mes rêves,
la musique des mots, la vibration des régions.

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"Heureux qui comme Ulysse"...

Et si ensemble, nous entreprenions un beau et courageux Voyage qui mène ultimement aux frontières du profondément humain et de l'ultimement divin ? 

Merveilleuse journée et rayonnante nouvelle année !
Laurence 

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